Tout sur les ITS

Introduction

Suis-je à risque?

Supposons que tu vis une relation monogame ou que tu fais toujours preuve de prudence lors de tes relations sexuelles : tu risques tout de même de contracter une ITS.

Si tu es un jeune adulte canadien actif sexuellement, la vraie réponse à cette question est sans contredit « oui »! Même si tu crois être de nature conservatrice et prudente en matière de relations sexuelles, tu es peut-être plus à risque que tu le crois.

Même si tu as un seul partenaire (c.-à-d. que tu es monogame), tes risques d’attraper une ITS sont quand même élevés. Il est fréquent de voir des personnes transmettre des ITS asymptomatiques au début d’une relation avec un nouveau partenaire. Ces infections peuvent avoir des conséquences sérieuses sur ta santé et ton bien-être. C’est pourquoi tu dois faire attention.

Ce que tu ne peux pas voir

Contrairement à la croyance populaire, le fait de ne pas voir les ITS ne signifie pas qu’elles ne sont pas présentes. Plusieurs ITS passent inaperçues, jusqu’à ce que tu découvres que tu es infecté; mais il est déjà trop tard.

Un des mythes les plus répandus sur les ITS est que tu puisses déterminer si tu es infecté. C’est faux! Nous te surprendrons sans doute en te disant que plusieurs cas d’ITS ne présentent aucun symptôme immédiat ou au moment du contact.

Oui, certaines personnes infectées par des ITS ont des symptômes, comme des verrues génitales dans les cas de VPH, des lésions ou des boursouflures dans les cas d’herpès, ainsi que des douleurs et des écoulements génitaux dans les cas d’infection à la chlamydia.

Mais dans plusieurs cas, la personne infectée par une de ces maladies n’a aucun signe physique. Elle peut tout de même la transmettre. En fait, la plupart des cas de transmission de VPH, d’herpès génital et d’infection à la chlamydia impliquent une personne infectée, mais sans symptôme, qui transmet la maladie à une personne saine.

Plus répandues que tu le crois

De nombreuses personnes sont actuellement infectées par une ITS, et les risques que tu en contractes une toi-même au fil de ta vie sont assez élevés.

Quelles sont les ITS que tu es le plus susceptible de contracter et jusqu’à quel point sont-elles répandues? Tu trouveras dans cette section des renseignements de base sur les ITS les plus courantes et sur les conséquences pour ta santé. Les nombres ne manqueront pas de te surprendre!

Les ITS sont très répandues chez les jeunes adultes. On estime, par exemple, que près de 40 % des jeunes femmes sexuellement actives pourraient être infectées par une ITS avant l’âge de 19 ans1, et que près de 10,5 % des gens auront été infectés par un herpès génital avant l’âge de 30 ans.2 Même si tu n’as eu que quelques partenaires sexuels dans ta vie, il y a de fortes probabilités que tu aies eu des rapports sexuels avec une personne porteuse d’une ITS.

Les ITS ont tendance à être plus fréquentes chez les femmes que chez les hommes, car les femmes sont biologiquement plus vulnérables aux ITS que les hommes. En d’autres termes, les ITS sont plus facilement transmises de l’homme à la femme plutôt qu’inversement.

1Forhan, S.E., et coll. (2009). Prevalence of sexually transmitted infections among female adolescents aged 14 to 19 in the United States. Pediatrics, 124, 1505-1512.

2CDC. (2010). Seroprevalence of herpes simplex virus type 2 among persons aged 14-49 years, United States, 2005-2008. MMWR Weekly, 59, (15); 456-459.

Types d’ITS

VPH (virus du papillome humain)

Le VPH est l’ITS la plus répandue à l’échelle mondiale. Selon les chercheurs, plus de 50 % des personnes sexuellement actives contracteront le VPH à un moment dans leur vie.

À quoi s’attendre :

Il existe 40 différents types de VPH qui peuvent être transmis sexuellement. Les types 6 et 11 peuvent causer des verrues génitales, tandis que les types 16 et 18 peuvent entraîner un cancer du col de l’utérus.

Les verrues génitales sont fréquentes et elles ressemblent souvent à des excroissances en forme de chou-fleur, à des petites bosses dures ou à des acrochordons. Elles peuvent apparaître n’importe où dans les régions génitale et rectale, mais elles peuvent être très difficiles à voir; il arrive donc souvent que des personnes en aient sans le savoir. Ce virus peut aussi être transmis même en l’absence de verrues visibles. Les verrues finissent par disparaître au fur et à mesure que ton organisme lutte contre le virus.

Les traitements :

Les verrues génitales réapparaissent souvent et elles doivent être traitées à plusieurs reprises. Les traitements comprennent :

  • la cryothérapie, le traitement le plus courant, qui utilise l’azote liquide pour geler les verrues;
  • des solutions topiques, comme la podophylline, qui sont généralement utilisées en combinaison avec la cryothérapie;
  • les verrues extrêmement résistantes peuvent être traitées par électrocautérisation ou enlevées au laser.

Plus de précisions sur cette ITS :

  • Dans au moins 70 % des cas, le VPH sera éliminé de l’organisme en un an, et dans près de 90 % des cas, il le sera en deux ans.1
  • Une fois les verrues disparues, ton organisme reste infecté quelque temps jusqu’à ce qu’il élimine le virus.
  • Certains types de VPH pouvant entraîner le cancer du col de l’utérus, il est important pour les femmes de passer régulièrement des tests Pap afin de déceler tout changement anormal dans les cellules du col de l’utérus. Si le test révèle de tels changements, les médecins peuvent les traiter en enlevant les tissus touchés bien avant que ne se développe un cancer du col de l’utérus.

En conclusion :

Le VPH est très répandu, et tu peux avoir et transmettre une infection au VPH asymptomatique longtemps après l’avoir contractée. L’utilisation systématique de condoms peut réduire considérablement la probabilité de transmission.

Consulte ton médecin si tu crois avoir contracté une infection.

1Centers for Disease Control and Prevention (2007). “Human Papillomavirus: HPV Information for Clinicians.” Altanta, GA. Department of Health and Human Services.

VHS (virus de l’herpès simplex)

Le VHS est l’une des ITS parmi les plus répandues s’il en est et, une fois que tu as le virus, tu le gardes, même lorsque tu n’as pas d’éruption.

À quoi s’attendre :

Il existe deux types de virus de l’herpès simplex : le VHS-1 et le VHS-2.

  • Le VHS-1 est le virus qui peut causer des boutons de fièvre sur les lèvres et sur le visage. Bien que la plupart des gens aient été exposés au VHS-1, seule une minorité de personnes aura des boutons de fièvre. Le VHS-1 peut également infecter la région génitale. Ça se produit lorsqu’une personne qui a des boutons sur les lèvres transmet le virus aux parties génitales de son ou de sa partenaire pendant le sexe oral.
  • La plupart des infections au VHS-2, désigné sous le nom d’herpès génital, sont le résultat d’un contact organes génitaux à organes génitaux.

Si tu es infecté, tu peux avoir ou non des éruptions, c’est-à-dire de petites vésicules douloureuses dans la région génitale. Si tu es infecté, mais tu n’as pas d’éruption, tu peux malgré tout transmettre le virus à d’autres. C’est en fait de cette façon que sont transmis la plupart des cas d’herpès génital.

Les traitements :

Il n’existe actuellement aucun remède pour se débarrasser du virus. Des traitements comme l’acyclovir, le valacyclovir et le famciclovir ont été mis au point pour réduire la durée des éruptions ou y mettre fin et réduire les risques de transmission sexuelle; mais le virus est toujours présent.

La première éclosion se produit généralement dans les trois jours à deux semaines suivant l’infection. Outre les vésicules ou les boutons de fièvre, la première éclosion est souvent accompagnée de fièvre, d’un gonflement des ganglions lymphatiques, de maux de tête, de fatigue et de douleurs musculaires.

Si tu crois avoir une première éclosion, il est important de consulter un médecin immédiatement. N’attends pas de voir si les lésions disparaissent; un traitement rapide permet de réduire la durée de l’éruption.

Plus de précisions sur cette ITS :
  • On estime que’une personne sur dix dans la trentaine a de l’herpès génital sans nécessairement le savoir.
  • De nombreuses personnes qui ont le VHS mènent une vie heureuse et ont des relations et une vie sexuelle enrichissantes, malgré le virus.

En conclusion :

La plupart des cas d’herpès génital ne présentent aucun symptôme; les personnes infectées ne savent donc pas qu’elles le sont, mais elles peuvent malgré tout transmettre le virus. Si tu crois avoir une première éclosion, consulte immédiatement ton médecin.

Chlamydia


Fréquente chez les adolescents et chez les jeunes adultes dans la vingtaine, la chlamydia est facile à traiter une fois décelée, à condition de le faire avant qu’elle n’ait causé de graves lésions.

À quoi s’attendre :

De nombreuses personnes croient que, si elles avaient une chlamydia, elles le sauraient car elles auraient des écoulements désagréables ou éprouveraient une douleur en urinant. Cependant, ces symptômes n’apparaissent le plus souvent que une à trois semaines après qu’une personne a été infectée. Certaines personnes infectées ne présentent aucun signe ou symptôme de l’infection; elles peuvent donc la transmettre à leur partenaire sexuel sans même le savoir.

Si elle n’est pas traitée, la chlamydia peut entraîner une atteinte inflammatoire pelvienne, la stérilité tubaire, des douleurs pelviennes chroniques, une grossesse ectopique et te rendre plus à risque de contracter le VIH.

Les traitements :

De nos jours, la chlamydia est relativement facile à traiter si elle est prise à temps, soit avant d’avoir causé de graves lésions à l’appareil génital. Elle peut être traitée avec des médicaments comme l’azithromycine ou la doxycycline. Si tu es traité, il est important que ton ou ta partenaire le soit aussi, sans quoi il ou elle te transmettra à nouveau l’infection ou la transmettra à quelqu’un d’autre.Consulte immédiatement ton médecin

Plus de précisions sur cette ITS :

  • La stérilité tubaire, qui découle du non-traitement de la chlamydia, est une des principales causes d’infertilité chez les Canadiens.
  • Cette ITS est le plus souvent dépourvue de symptômes.
  • La chlamydia est une infection bactérienne.

En conclusion :

La chlamydia est plus répandue qu’on ne le croit et elle peut avoir des conséquences pour toi. Elle est le plus souvent dépourvue de symptômes. L’utilisation de condoms en latex, en polyuréthane ou en polyisoprène réduit les risques d’infection.

Gonorrhée

La gonorrhée n’est pas aussi répandue que certaines autres ITS, mais si tu as des rapports sexuels non protégés avec une personne qui l’a contractée, tu risques fort de la contracter à ton tour.

À quoi s’attendre :

La gonorrhée est très similaire à la chlamydia en ce sens qu’elles sont toutes deux des infections bactériennes aux symptômes comparables. Chez la femme, la gonorrhée peut provoquer une irritation vaginale, des écoulements et une miction douloureuse; chez l’homme, elle peut entraîner des écoulements du pénis ressemblant à du pus blanchâtre et une miction douloureuse.

La principale différence entre ces deux infections est que les symptômes apparaissent souvent plus rapidement, parfois en quelques jours seulement. Mais il arrive aussi qu’il n’y ait aucun symptôme.

Si elle n’est pas traitée rapidement, la gonorrhée peut avoir de graves conséquences pour la santé, en particulier chez les femmes. Ces conséquences comprennent l’atteinte inflammatoire pelvienne, la grossesse ectopique et la stérilité.

Les traitements :

La gonorrhée peut être traitée de manière efficace au moyen d’une dose unique d’antibiotique sous forme de pilule. Comme une proportion élevée de personnes qui présentent une gonorrhée ont aussi une chlamydia, tu risques fort d’être aussi testé pour la chlamydia si tu as des symptômes de gonorrhée.

Consulte un médecin si tu crois avoir été infecté.

Plus de précisons sur cette ITS :

  • La gonorrhée est très infectieuse.
  • Cette infection est transmissible, qu’il y ait ou non des symptômes.
  • Tu peux te protéger contre cette infection en utilisant systématiquement un condom.

En conclusion :

Si tu as des relations sexuelles non protégées avec une personne infectée, le risque d’être infecté à ton tour est assez élevé. Si une ou un partenaire sexuel, passé ou actuel, te dit avoir la gonorrhée, il est très important de faire le test de dépistage et de te faire traiter immédiatement.

VHB (virus de l’hépatite B)

Le VHB est une ITS dangereuse qui infecte le foie. Il existe un vaccin contre cette infection.

À quoi s’attendre :

De nombreuses personnes infectées par le virus de l’hépatite B ne présentent aucun symptôme. Dans le cas contraire, les symptômes comprennent des vomissements, des symptômes semblables à ceux d’une grippe, de la fatigue, une perte d’appétit et le jaunissement de la peau et des yeux.

La plupart des personnes infectées par le VHB n’auront que peu, voire pas, de séquelles durables en matière de santé; chez un faible pourcentage, toutefois, l’infection peut causer de graves lésions hépatiques.

Le VHB est transmis lorsque de la salive, du sang, des sécrétions vaginales ou du sperme infecté pénètre dans le sang.

Les traitements :

La plupart des personnes infectées par le VHB se débarrassent de l’infection, mais dix pour cent restent infectées de façon permanente et peuvent constamment transmettre le virus à d’autres.

Plus de précisions sur cette ITS :

Depuis quelques années, l’hépatite B est devenue moins fréquente au Canada, en partie parce que de nombreuses personnes se font vacciner contre cette maladie. Il est fort probable que l’utilisation de condoms réduise le risque de transmission, car le virus est trop gros pour passer à travers le latex, le polyuréthane ou le polyisoprène des condoms.

En conclusion :

Si tu n’as pas reçu de vaccin contre le VHB et si tu crois être à risque, tu devrais passer un test de dépistage et te faire vacciner.

VIH et sida

Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), qui est la cause du syndrome de l’immunodéficience acquise (sida), n’est plus l’objet d’autant d’attention qu’avant. Pourtant, plus de 65 000 Canadiens ont été déclarés séropositifs, il y a quelque 2 500 nouveaux cas d’infection au VIH chaque année, et on estime que plus du quart des personnes infectées au VIH au Canada ne savent pas qu’elles sont porteuses du virus.

À quoi s’attendre :

Peu de temps après qu’une personne a été infectée par le VIH, elle peut présenter des symptômes comparables à ceux de la grippe, comme de la fièvre ou des maux de gorge. Ces symptômes disparaîtront, et la personne n’aura plus aucun signe d’infection pendant une période pouvant aller jusqu’à dix ans ou plus mais, malgré l’absence de symptômes, elle pourra malgré tout transmettre le virus à d’autres.

Lorsque la personne infectée par le VIH commence à développer le sida, plusieurs symptômes et conditions apparaissent, incluant le gonflement des ganglions lymphatiques, un état de fatigue et une importante perte de poids. Tandis que le sida progresse, le système immunitaire de la personne est de plus en plus affaibli et incapable de lutter contre certains types de maladies. Cette personne devient donc plus vulnérable à la pneumonie, aux maladies neurologiques (à la démence associée au sida, par exemple), et à plusieurs types de cancer. Lorsque l’infection au VIH progresse et que le sida se déclare, la personne décède généralement en quelques années.

Consulte un médecin si tu crois avoir été infecté.

Les traitements :

Plusieurs médicaments ont été mis au point afin de traiter le VIH et le sida. Jusqu’à présent, le traitement le plus efficace consiste en une combinaison de médicaments, appelée le traitement antirétroviral hautement actif (HAART). Ce traitement s’est avéré efficace pour prolonger sensiblement la durée de vie des personnes séropositives.

Plus de précisions sur cette ITS :

  • Les hommes homosexuels constituent toujours la catégorie à risque affichant le nombre le plus élevé de nouveaux cas d’infection au VIH.
  • Le nombre de nouveaux cas d’infection au VIH chez les femmes, attribuables à des rapports hétérosexuels non protégés, a augmenté.

En conclusion :

Aucune personne sexuellement active n’est à l’abri d’une éventuelle infection au VIH. Lorsqu’ils sont utilisés de manière systématique, les condoms en latex, en polyuréthane ou en polyisoprène sont très efficaces pour prévenir l’infection au VIH.

Se faire tester

Dois-je subir un test?

Si tu es une personne sexuellement active, il est sans contredit judicieux de passer des tests de dépistage, en particulier si tu as eu des rapports sexuels non protégés. Il est facile de se faire tester pour plusieurs ITS courantes. La bonne nouvelle, c’est que la plupart des collèges et des universités offrent des services de santé aux étudiants où il est possible de passer les tests de dépistage des ITS. Des cliniques de santé publique offrent également ces types de tests.

Voici quelques bonnes raisons de passer les tests. Si l’un ou l’autre de ces énoncés décrit ta situation, tu devrais alors consulter un médecin ou te présenter dans une clinique pour en apprendre plus sur les tests de dépistage appropriés :

  • Une ou un partenaire sexuel, passé ou actuel, t’a annoncé avoir été diagnostiqué avec une ITS.
  • Tu présentes d’éventuels symptômes d’une ITS (lésions ou boursouflures sur les parties génitales, sécrétions qui s’écoulent du pénis ou du vagin).
  • Tu as eu plus d’une ou d’un partenaire sexuel au cours des six derniers mois.
  • Tu as eu des relations sexuelles non protégées (pénétration du pénis dans le vagin ou l’anus sans condom).

Si tu es une femme sexuellement active, le test Pap (qui permet de déceler tout changement anormal du col de l’utérus, dû à une infection au VPH) devrait faire partie intégrante de tes examens médicaux réguliers.

À quoi t’attendre


Certaines personnes sont nerveuses ou gênées d’aller passer des tests de dépistage. Tu te sentiras mieux préparé en sachant à l’avance en quoi consiste le processus.

La première chose à savoir, c’est que les services de santé collégiaux et universitaire et les cliniques médicales sans rendez-vous offrent en tout temps les tests de dépistage des ITS. C’est une procédure habituelle et quotidienne pour ces centres; n’hésite donc pas à prendre un rendez-vous ou à te présenter dans une clinique pour demander un test de dépistage des ITS.

Que se passe-t-il une fois que tu es à la clinique ou dans le cabinet du médecin? On te posera certainement des questions directes, à commencer par la raison qui te pousse à demander un test de dépistage. Si tu expliques au médecin ou à l’infirmière que tu as des symptômes, tels que des lésions ou des boursouflures sur tes parties génitales ou des écoulements inhabituels, il ou elle voudra examiner ta région génitale.

Nul besoin d’avoir des symptômes pour demander un test de dépistage. Symptômes ou pas, attends-toi à te faire poser des questions sur ton comportement sexuel; le médecin ou l’infirmière pourra alors déterminer si un dépistage est approprié et quels types de tests effectuer. Si tu crois avoir contracté une ITS en particulier, tu dois dire laquelle au médecin ou à l’infirmière.

Voici un exemple des questions qui pourraient t’être posées :

  • Qu’est-ce qui t’amène ici aujourd’hui?
  • Je comprends que tu t’inquiètes à propos d’une ITS. Quelle raison te pousse à croire que tu aurais contracté une ITS?
  • Combien de partenaires sexuels as-tu actuellement?
  • Combien de partenaires sexuels as-tu eus au cours des six derniers mois?
  • As-tu des relations sexuelles avec des hommes, des femmes ou avec les deux?
  • Pratiques-tu le sexe oral, la pénétration vaginale, la pénétration anale?
  • Te sers-tu de condoms?
  • As-tu une ou un partenaire sexuel chez qui l’on a diagnostiqué une ITS?

Il n’y a aucune raison de te sentir mal à l’aise de demander un test de dépistage. Oui, on te posera sans doute des questions que tu n’as pas l’habitude de te faire poser, en particulier venant d’étrangers, mais, à la fin de la journée, le plus important sera d’avoir passé le test, d’avoir eu un diagnostic précis et d’obtenir un traitement approprié pour que tu puisses continuer à mener ta vie.

Tests : chlamydia

Test de dépistage de la chlamydia

La chlamydia est très répandue chez les jeunes adultes. La plupart des cas sont dépourvus de symptôme mais, si l’infection n’est pas traitée, elle peut causer de graves lésions de l’appareil génital.

Le test de dépistage de la chlamydia est assez simple : un petit écouvillon est utilisé pour prélever un échantillon au niveau du col de l’utérus, chez la femme, ou à l’entrée du pénis, chez l’homme. Certaines cliniques font également une analyse d’urine. Il est très important que les deux partenaires sexuels passent le test et soient traités, afin d’éviter de se transmettre sans arrêt l’infection.

Tests : herpès

Diagnostiquer l’herpès génital

Si tu as des symptômes, comme des lésions ou des cloques, le test est assez simple. Un échantillon de la lésion ou de la cloque est prélevé au moyen d’un écouvillon (petit coton-tige) et envoyé dans un laboratoire pour un test de culture virale, lequel permet de déterminer s’il s’agit du VHS-1 (le virus causant des boutons de fièvre), du VHS-2 (le virus à l’origine de l’herpès génital) ou de ni l’un ni l’autre.

Tests : gonorrhée

Test de dépistage de la gonorrhée

La gonorrhée est une infection bactérienne, tout comme la chlamydia. Bien que moins répandue que la chlamydia, elle peut être tout aussi dommageable, en particulier pour les femmes. Le test de dépistage est similaire à celui effectué pour la chlamydia : un écouvillon est utilisé pour prélever un échantillon au niveau du col de l’utérus ou à l’entrée du pénis. Certaines cliniques suggèrent également aux hommes de faire une analyse d’urine.

Tests : VPH

Diagnostiquer le VPH

Il y a plusieurs façons de diagnostiquer le VPH. Les verrues génitales sont généralement diagnostiquées par un médecin. Elles ressemblent à des excroissances charnues en forme de chou-fleur, à des petites bosses dures ou à des acrochordons. Le médecin peut appliquer une solution à base de vinaigre blanc et, si les excroissances deviennent blanches, c’est le signe qu’il s’agit de verrues génitales. Le test Pap, que les femmes devraient passer régulièrement, est conçu pour déceler les anomalies du col de l’utérus qui sont généralement causées par une infection au VPH.

La plupart des infections au VPH ne sont assorties d’aucun symptôme visible; en l’absence de verrues génitales, il est donc très difficile de dire si une personne a contracté le virus. La plupart des infections au VPH disparaissant d’elles-mêmes au fil du temps, la mise au point d’un test de dépistage du VPH n’est pas considérée comme une priorité. Il existe un test d’empreintes génétiques pour le VPH, mais celui-ci n’est utilisé que comme mesure de suivi chez les femmes de plus de 30 ans qui obtiennent des résultats anormaux au test Pap.

Tests : VHB

Test de dépistage de l’hépatite B

L’hépatite B (VHB) est diagnostiquée au moyen d’une analyse de sang. Si les résultats du test sont positifs, tu devras passer de nouvelles analyses de sang afin de déterminer si le virus a endommagé ton foie.

Tests : VIH

Test de dépistage du VIH

Le test de dépistage du VIH, aussi appelé le test de dépistage du sida, est une analyse de sang qui permet de déterminer si tu as été infecté par le VIH. L’analyse ne permet pas d’identifier le virus lui-même, mais elle indique si ton organisme a produit des anticorps contre le virus. Il y a deux choses importantes que tu dois garder à l’esprit concernant le test de dépistage du VIH :

  • Trois mois doivent s’être écoulés après qu’une personne a été infectée par le VIH pour que l’analyse de sang puisse déceler des anticorps contre le virus. Si tu as eu des relations sexuelles non protégées dans les jours qui précèdent, tu devras donc attendre quelques mois avant d’être en mesure de savoir si tu as été infecté.
  • Il faut de une à trois semaines pour obtenir les résultats, et tu dois aller les chercher en personne. Certaines cliniques offrent un test rapide de dépistage du VIH et te donnent le résultat sur-le-champ. Si le résultat du test rapide est positif, tu devras toutefois passer le test de dépistage régulier afin de confirmer le résultat.

Certaines personnes s’inquiètent de la confidentialité des résultats de leur test de dépistage du VIH. Ces tests sont traités de deux manières différentes :

  • La première consiste en un test confidentiel. Dans le cas d’un test confidentiel, les résultats sont joints à ton dossier médical et seuls le personnel médical et les professionnels de la santé, comme le médecin conseil en santé publique, sont autorisés à les consulter à moins que tu ne les autorises par écrit à les divulguer à une autre personne. Si tu fais une demande d’assurance, tu devras toutefois fournir ton dossier médical, lequel comportera les résultats de ton test de dépistage du VIH.
  • La seconde consiste en un test anonyme. Dans le cas d’un test anonyme, les résultats ne sont pas joints à ton dossier médical. Si tu veux passer un test de dépistage du VIH et si tu veux garder l’anonymat, vérifie auprès des cliniques de ta région si elles offrent ce genre de test.

Réduire le risque

Tableau des risques

Tout contact physique entre deux personnes entraîne un risque de maladie ou d’infection, et il en va de même pour les relations sexuelles et les ITS. Il est généralement impossible d’estimer avec précision les probabilités de contracter une ITS en ayant des relations sexuelles avec une personne infectée; en d’autres termes, ce n’est pas une science exacte.

Tu remarqueras qu’il s’agit d’un tableau comparatif et général, à utiliser comme guide approximatif pour comparer les risques relatifs de contracter une ITS associés à différents actes sexuels. Le tableau indique, par exemple, qu’utiliser un condom pendant une relation sexuelle constitue un « plus faible risque » de contracter diverses ITS que d’avoir une relation sexuelle non protégée. Ces estimations des risques peuvent t’aider à prendre des décisions concernant ton propre comportement sexuel.

Estimations des risques de contracter une ou des ITS

Très peu ou pas de risque Risque faible Risque plus élevé Niveau de risque inconnu
Embrasser VIH, chlamydia, gonorrhée VHB VHS (le VHS-1 est très courant sur les lèvres et dans la région buccale) VPH
Masturbation mutuelle VHB, VIH, VPH, VHS, chlamydia, gonorrhée
Pratiquer le sexe oral (donneur) VHB, VIH, VHS, chlamydia,gonorrhée VPH
Pratiquer le sexe oral (receveur) VIH, VHS, chlamydia, gonorrhée VPH
Pénétration pénis-vagin (sans condom) VHB, VIH, VPH, VHS, chlamydia, gonorrhée
Pénétration pénis-vagin (avec condom) VHB, VIH, VPH, VHS, chlamydia, gonorrhée
Pénétration pénis-anus (sans condom) VHB, VIH, VPH, VHS, chlamydia, gonorrhée
Pénétration pénis-anus (avec condom) VHB, VIH, VPH, VHS, chlamydia, gonorrhée
VHB = virus de l’hépatite B
VIH = virus de l’immunodéficience humaine
VPH = virus du papillome humain
VHS = virus de l’herpès simplex

Ton plan en matière de santé sexuelle


Avoir un plan signifie que tu as pensé à ton avenir, à ce que tu comptes faire et à ce que tu dois faire pour y parvenir. Il en va de même de la planification sexuelle.

Au premier abord, le concept même d’un plan personnel de santé sexuelle peut sembler un peu étrange, mais penses-y : nous sommes nombreux à planifier des aspects importants de notre vie, qu’il s’agisse de se fixer des objectifs financiers, ou des objectifs en matière d’éducation ou de forme physique.

Beaucoup planifient même le type de relation qu’ils veulent avoir ou à quel moment de leur vie ils souhaitent se marier. Comment se fait-il, alors, que tant de gens ne font qu’ignorer la question concernant le sexe? C’est peut-être pour cette raison qu’autant de personnes se retrouvent avec des ITS ou se réveillent le matin en regrettant la nuit qu’elles viennent de passer.

D’ailleurs, en quoi consiste un plan en matière de santé sexuelle?

Ça consiste à t’asseoir et à décider ce que tu veux faire et ne pas faire sur le plan sexuel à court, à moyen et à long terme. C’est déterminer ce qui est bon pour toi en matière de sexe et, une fois que tu l’auras déterminé, tu n’auras pas à prendre de décisions sous l’impulsion du moment qui pourraient être guidées par la luxure, l’alcool, les drogues ou les émotions.

Un plan en matière de santé sexuelle peut comprendre :

La protection

  • J’aurai toujours des condoms sur moi, au cas où.
  • J’utiliserai toujours un condom.

Les tests de dépistage

  • Je passerai régulièrement des tests de dépistage des ITS.
  • Je parlerai à un professionnel de la santé des relations sexuelles protégées et des ITS.

Quel est ton plan en matière de santé sexuelle?

Si tu n’as pas de répondre spontanée, peut-être devrais-tu t’asseoir et y réfléchir. Prends une feuille de papier et écris ton plan en matière de santé sexuelle.

Voici quelques questions pour commencer :

  • Si tu n’as pas encore eu de relations sexuelles, est-ce le bon moment pour commencer ou préfères-tu attendre un peu?
  • Si tu veux commencer à avoir des relations sexuelles, qu’est-ce que cela signifie pour toi? La pénétration? Pratiquer le sexe oral? Se masturber mutuellement?
  • Si tu t’apprêtes à avoir une relation sexuelle ou si tu en as déjà eu, qu’en est-il des condoms? Le moment est-il venu de toujours en avoir un sur toi?

Les condoms

À quel point sont-ils efficaces?

Les condoms sont faciles à utiliser, faciles à acheter et ils s’avèrent très efficaces pour prévenir la transmission d’ITS et les grossesses.

L’utilisation systématique de condoms en latex, en polyuréthane ou en polyisoprène s’avère très efficace pour réduire de manière significative le risque de transmettre ou de contracter une ITS. La seule chose plus efficace que les condoms en matière de réduction des risques, c’est de ne pas avoir du tout de relations sexuelles ou de t’assurer que ta ou ton partenaire et toi n’avez aucune ITS, chose très difficile à affirmer avec une certitude absolue.

Des analyses faites en laboratoire ont démontré que les condoms en latex, en polyuréthane ou en polyisoprène bloquent les particules de la taille du VIH, du VPH, du VHS, et de celle des bactéries à l’origine de la chlamydia et de la gonorrhée. Des études, comparant des personnes qui utilisent systématiquement des condoms à d’autres qui n’en utilisent jamais pendant les relations sexuelles, ont de plus constaté que l’utilisation systématique de condoms réduit le risque de contracter le VIH, le VHS, le VPH, la chlamydia et la gonorrhée.

S’ils sont utilisés correctement, les condoms sont également très efficaces pour prévenir les grossesses, ce qui fait d’eux l’un des meilleurs moyens de contraception offerts sur le marché.

Soyons clairs : les relations sexuelles avec condoms ne sont pas totalement dépourvues de risques, mais, si tu utilises des condoms, tes risques de contracter une ITS seront nettement inférieurs. En conclusion, si tu es une ou un jeune adulte sexuellement actif, que tu sois célibataire ou en couple, que tu aies des relations sexuelles occasionnelles ou chaque nuit, l’utilisation de condoms réduira tes risques de contracter une ITS.

Parler à ton ou ta partenaire

Parler de l’utilisation de condoms avec ta ou ton partenaire n’a pas à être bizarre. Comme pour toute autre chose, il suffit de choisir l’approche, le moment et le lieu appropriés.

Certaines personnes peuvent se sentir gênées de parler des condoms avec leur partenaire. Il n’y a aucune raison de l’être! En abordant le sujet, tu envoies un message fort et clair à une personne qui t’intéresse : oui, tu veux avoir des relations sexuelles et, oui, tu es suffisamment intelligent ou intelligente pour te préoccuper de ta santé sexuelle.

Ça peut être aussi simple que de lui chuchoter : « J’utilise toujours des condoms » ou « J’ai des condoms ». Ou, si tu te sens l’âme aguicheuse, tu peux aussi exhiber le condom en lui faisant un clin d’œil.

Bien sûr, c’est plus facile si tu as un condom avec toi. Lorsque les choses deviennent plus torrides, tu peux le sortir en disant : « Regarde ce que j’ai trouvé! ». Si tu connais ta ou ton partenaire depuis un certain temps et si vous vous apprêtez à avoir une relation sexuelle pour la première fois, tu peux lui dire quelque chose du genre : « Je les ai vus au centre de santé pour les étudiants; j’ai pensé à toi et j’en ai pris quelques-uns ».

Quelle que soit la manière de le faire, il est judicieux de planifier le moment où tu aborderas le sujet. Pour la plupart des gens, mieux vaut en parler avant de se déshabiller. Après, tout n’est que passion et plaisir, et il est beaucoup plus facile de tout oublier ou de chasser cet aspect de ton esprit, en particulier si tu as bu quelques verres.

Le meilleur moment pour aborder le sujet est sans doute juste avant ou un peu après le début du contact physique, mais avant de commencer à enlever vos vêtements. Parler des condoms n’a pas à refroidir l’ambiance; en fait, ça peut vous mettre tous les deux à l’aise, car vous savez alors que vous aurez une relation sexuelle et que vous serez protégés.

Dire « non » à l’absence de condom

Il peut être difficile de dire « non », mais il existe heureusement de nombreuses autres manières de le dire. Tu peux dire « pas question », « nada », « non, non »… tant et aussi longtemps que tu obtiens ce que tu veux.

Si ta ou ton partenaire semble réticent, la première chose que tu peux lui dire est : « Je veux être avec toi, mais les condoms font partie du lot lorsque tu couches avec moi ».

Penses-y une seconde. Si ta ou ton partenaire refuse d’utiliser des condoms avec toi, c’est qu’il ou elle n’en a probablement pas utilisé avec d’autres partenaires avant toi. Raison de plus pour rester ferme maintenant. « Tu sais ce qu’on dit… pas de condom, pas de pardon! Et c’est l’essentiel pour moi. »

Si cette personne continue de faire pression sur toi et en particulier si c’est ta première expérience avec elle, il est temps de lui montrer la sortie.

Voici quelques excuses que tu pourrais entendre et de bonnes réponses à donner :

« Ne t’en fais pas, je n’ai absolument rien! »

« Tant mieux, je n’ai probablement rien non plus. De nombreuses personnes ignorent qu’elles ont une ITS. C’est pourquoi j’utilise des condoms. Comme ça, je n’ai à me soucier de rien sinon d’avoir du bon temps. »

« Je t’aime! Il n’y a que toi et moi maintenant. Je ne veux pas que quoi que ce soit s’interpose entre nous. »

« J’éprouve la même chose. Je me sens si près quand nous faisons l’amour, c’est formidable! Être un couple, c’est prendre soin l’un de l’autre et, pour moi, ça signifie utiliser des condoms. Je me sens bien à l’instant présent. Ne gâchons pas ça et tenons-nous en aux condoms. »

« On dirait que tu ne me fais pas confiance. »

« Ce n’est pas une question de confiance. Je veux me sentir détendu et protégé quand nous faisons l’amour. J’ai l’habitude d’utiliser des condoms et je ne veux pas arrêter. »

« Les condoms enlèvent tout le plaisir. Ce n’est pas aussi bon. »

« Ne t’en fais pas, nous allons passer un bon moment. Je vais te donner du plaisir. »

« Les condoms cassent l’ambiance. »

« Pas pour moi. Je me sens détendu lorsque j’utilise des condoms. Ça me met dans l’ambiance et, quand j’y suis, c’est meilleur pour nous deux. »

« Dès que je mets un de ces trucs, je perds tous mes moyens. »

« Laisse-moi d’abord utiliser du lubrifiant sur toi… Je vais te faire du bien et te faire avoir une érection. Nous pouvons essayer différents condoms et différentes positions pour voir ce que nous préférons. » NOTE : le lubrifiant doit être compatible avec le condom. Lis d’abord le mode d’emploi.

Conseil : Si tu crains de perdre ton érection, ne mets pas le condom en étant allongé sur le dos, car le pénis sera moins irrigué par le sang. Mets le condom en te tenant à genoux ou debout.

« Mais je prends la pilule! »

La pilule est un excellent moyen de contraception, mais elle ne te protège en rien contre les ITS. Continue d’utiliser des condoms.

Lorsque deux personnes deviennent un couple, elles décident parfois d’utiliser la pilule contraceptive pour éviter les grossesses. Tu es peut-être aussi une femme célibataire qui prend la pilule. Tu dois maintenant savoir à quel point les ITS dépourvues de symptôme sont courantes et qu’il est judicieux de continuer d’utiliser des condoms. Voici comment inciter ton partenaire à continuer d’utiliser des condoms même si tu prends la pilule :

  • Si tu viens d’obtenir une ordonnance pour la pilule, tu peux lui dire : « Je suis contente de prendre la pilule. Mon médecin m’a rappelé de continuer d’utiliser des condoms pour plus de sûreté et pour rester en bonne santé. Elle a raison; continuons de les utiliser ».
  • Si ton partenaire ne comprend pas pourquoi tu veux utiliser des condoms alors que tu prends la pilule ou s’il fait pression sur toi pour ne pas en utiliser, tu peux lui dire : « Mon médecin m’a dit de continuer de les utiliser. La pilule n’est pas parfaite, et nous pourrions nous transmettre mutuellement des ITS sans même savoir que nous sommes infectés. Ça vaut mieux, crois-moi ».

Choisir un condom

Quand vient le temps d’acheter des condoms, de nombreuses options s’offrent à toi, et en essayer quelques nouveaux modèles n’est qu’une partie du plaisir.

La plupart des condoms en latex et en polyuréthane conviennent à la majorité des hommes mais, en qualité d’utilisateur régulier, il est judicieux de trouver le modèle qui te plaira le plus.

Tout comme une bonne paire de jeans, il est important de trouver le condom qui te convient. Les condoms en latex, en polyuréthane et en polyisoprène étant très souples et conçus pour être ajustés, la taille n’est généralement pas un problème. Mais si ta ou ton partenaire ou toi êtes particuliers, il existe de nombreuses formes et tailles différentes parmi lesquelles choisir.

Il existe des condoms de différentes formes, tailles, textures et couleurs, et une variété de lubrifiants offrant des sensations accrues.

Tu veux bien sûr choisir un condom fait d’une matière de qualité supérieure qui bloque efficacement le sperme et les ITS; tu dois alors choisir un condom en latex en polyuréthane ou en polyisoprène. La plupart d’entre nous connaissent les condoms en latex, si tu n’as jamais vu ni touché un condom en polyuréthane, jette un coup d’œil. Le polyuréthane n’est pas aussi souple que le latex, mais il est plus mince et permet un meilleur transfert de la chaleur.

Si tu es allergique au latex, et de nombreuses personnes le sont, les condoms en polyuréthane sont la solution.

Rends-toi au magasin, tu y trouveras une section entière de condoms. Amène ta ou ton partenaire ou achète différents modèles et amusez-vous à les essayer jusqu’à ce que vous trouviez celui qui vous convient le mieux.

Suis toujours les directions sur l’emballage.

Comment utilizer les condoms correctement

L’utilisation d’un condom est simple – MAIS une utilisation incorrecte peut faire en sorte que le condom glisse ou se brise ce qui diminue son efficacité! Prenez le temps delire cette section afin de savoir que vous faites tout ce que vous pouvez pour demeurer protégé!

AVENT LA RELATION SEXUELLE :

  1. Utilisez un nouveau condom pour chaque relation sexuelle. Les lésions, les sécrétions pré-éjaculatoires, le sperme, les sécrétions vaginales et le sang peuvent tous transmettre des organismes infectieux. Vérifiez la date de péremption. Déchirez le sachet soigneusement. Ne pas utiliser les ongles, les dents, des ciseaux ou quelque objet que ce soit qui pourrait endommager le condom.
  2. Avant tout contact sexuel, placez le condom sur le gland du pénis en érection. Assurez-vous que l’anneau enroulé est à l’extérieur et laissez de l’espace à l’extrémité pour retenir le sperme lorsque vous éjaculez.
  3. Pincez doucement l’extrémité pour faire sortir l’air. Tenez l’extrémité pendant que vous déroulez le condom jusqu’à la base du pénis en érection. Si le condom ne se déroule pas, il pourrait être à l’envers, endommagé ou trop vieux. Jetez-le et recommencez avec un condom neuf.
  4. APRÈS LA RELATION SEXUELLE :

  5. Immédiatement après avoir éjaculé, tenez le condom en place et retirez le pénis pendant qu’il est encore en érection pour éviter d’échapper du sperme. Disposez du condom en l’enveloppant dans un papier mouchoir et en le jetant aux ordures. Lavez-vous les mains, les organes génitaux et les zones avoisinantes avec de l’eau et du savon.

Pour accéder au mode d’emploi illustré et imprimable contenant les instructions détaillées
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