Le sexe

Es-tu prêt(e)?

Savoir dire non


Si l’autre personne est ivre et se sent excitée, interviens et prends la décision pour vous deux. Vous l’apprécierez plus tard.

Une relation sexuelle entre personnes consentantes signifie essentiellement que deux personnes acceptent d’avoir une relation sexuelle sans la moindre pression tout en ayant la capacité mentale d’y consentir – une personne trop ivre ou trop droguée pour prendre une saine décision n’est PAS considérée comme étant consentante. Pourtant, il peut parfois arriver que tu acceptes d’avoir une relation sexuelle sans réellement le vouloir. Techniquement, tu y consens, mais tu risques de te sentir mal à l’aise envers toi-même et d’éprouver des regrets.

C’est pourquoi il est si important de comprendre clairement les raisons pour lesquelles tu veux avoir une relation sexuelle et de t’en tenir à ta décision si tu ne le veux pas, quelles que soient tes raisons. Ne laisse jamais personne te mettre mal à l’aise à ce propos. Si quelqu’un fait pression sur toi pour avoir une relation sexuelle et te harcèle, garde tes distances.

Garde à l’esprit qu’il est beaucoup plus difficile de faire des choix sexuels sûrs en étant sous l’influence de l’alcool ou de drogues. Il y a alors plus de risques de grossesse ou de contracter une ITS.

Ne profite JAMAIS de la situation et ne force jamais une personne qui est sous l’influence de quoi que ce soit. C’est non seulement très moche, mais si cette personne décide, une fois sobre, qu’elle a été obligée de faire quelque chose qu’elle n’avait pas la capacité mentale de refuser, tu pourrais faire l’objet d’une accusation criminelle.

Savoir dire non


Si l’autre personne est ivre et se sent excitée, interviens et prends la décision pour vous deux. Vous l’apprécierez plus tard.

Si tu remarques qu’une personne qui t’intéresse est trop ivre pour prendre de saines décisions, elle est alors trop ivre aussi pour décider si elle veut ou non avoir une relation sexuelle . Prends la décision pour elle et arrête. Tout comme tu lui prendrais ses clés si elle voulait conduire, empêche-la de commettre une erreur que vous pourriez tous deux regretter.

Ne profite jamais de la situation et ne force jamais une personne. L’autre appréciera le fait que tu l’as empêchée de faire une chose qu’elle aurait pu regretter une fois sobre.

Au-delà de la première fois


Tu as fait preuve de prudence la première fois, mais qu’en est-il des fois suivantes? Si ton comportement n’est pas constant, tu t’exposes au danger.

De nombreuses personnes utilisent des condoms lorsqu’elles deviennent sexuellement actives, mais elles ont tendance à ne plus s’en servir lorsque leurs relations deviennent plus stables. Ça pourrait être une erreur.

Ne deviens pas une statistique plus tard dans la vie. Habitue-toi à utiliser des condoms chaque fois que tu as des relations sexuelles et continue de t’en servir pour mettre toutes les chances de ton côté et éviter d’attraper une ITS ou empêcher la fécondation.

Avec tant de condoms sur le marché, il en existe pour tous les goûts, tailles et formes. Tu n’as donc aucune excuse de ne pas en utiliser.

Parler de sexualité

Discuter du plaisir


Dans la vie, si tu ne dis pas ce que tu veux, tu ne l’obtiendras jamais. C’est pareil avec le sexe. Une communication franche rendra le sexe plus agréable pour vous deux.

Bien que tu puisses le souhaiter, ton ou ta partenaire ne peut pas lire dans tes pensées. Pour combler tes besoins sexuels, tu dois apprendre à en parler. Parce que le sexe nous expose à la vulnérabilité, au sens propre du terme et sur le plan émotionnel, il peut être difficile d’en parler. Tu ne veux pas non plus heurter ton ou ta partenaire.

Voici quelques façons efficaces de communiquer en douceur ce que tu veux au lit :

Exprime-toi :

  • « J’ai adoré ce petit mouvement que tu as fait avec ta langue. Tu veux bien me le refaire? »
  • « Tu sais, cette caresse que je te fais? J’aimerais beaucoup que tu me fasses la même chose! »

Essaie une approche pratique :

  • Pose ta main sur celle de ton ou de ta partenaire et guide-la doucement là où tu veux qu’elle te caresse. Laisse ta main sur la sienne et sers-t’en pour lui indiquer la pression et l’intensité voulues des caresses.
  • Caresse-toi pour lui montrer comment tu aimes te faire toucher.

Pose des questions :

  • Lorsque tu caresses ton ou ta partenaire, demande-lui ce qu’il ou elle aimerait que tu lui fasses. Plutôt que de lui poser une question vague comme « Qu’est-ce tu aimes? », pose une question plus précise : « Aimerais-tu que ce soit plus ferme, plus doux, plus lent, plus rapide? »
  • Demander « Tu aimes ça? » toutes les deux minutes n’est pas l’idéal, mais il n’est pas mauvais de poser la question de temps à autre.
  • Si ton ou ta partenaire te demande si tu aimes une chose en particulier, au lieu de lui répondre « Oui », profite de l’occasion pour lui donner un indice : « J’adore ce que tu fais avec tes doigts, surtout lorsque tu fais XX. »

Si tu crains de t’exprimer, demande-toi pourquoi. Si quelque chose ne se passe pas très bien, tu peux faire beaucoup avec de sincères excuses et des explications. Tes craintes risquent d’effrayer ton ou ta partenaire; vous devriez avoir une discussion hors du lit sur la nécessité de vous ouvrir l’un à l’autre. Il ou elle appréciera fort probablement le conseil et pourrait le percevoir comme une invitation à t’en dire un peu plus.

La pire réponse que tu puisses avoir, c’est « non ». Si vous êtes tous les deux honnêtes et amoureux, ton ou ta partenaire sera sans doute prêt(e) à essayer de nouvelles choses. Mais n’oublie pas que nous ne nous sentons pas tous à l’aise quand vient le temps d’explorer et d’expérimenter. Ça ne nous rend ni meilleurs ni pires; ce n’est qu’une question de personnalité. Tu ne dois pas juger. Inciter une personne à aller trop loin sans qu’elle y soit prête ne fera que l’éloigner.

Se renseigner


Plus tu en sais sur les ITS et sur les relations sexuelles sûres, plus tu sauras comment te protéger.

Selon une enquête menée sur les condoms, 94 % des utilisateurs de condoms canadiens de 18 à 34 ans se considèrent informés sur les ITS et 95 % admettent que la santé sexuelle contribue à leur santé en général. Pourtant, seulement 62 % disent utiliser des condoms régulièrement et, de ce nombre, 83 % n’entretiennent pas une relation monogame.1

Ça ne tient pas debout.

Si tu crois tout connaître sur les ITS, tu devrais utiliser un condom chaque fois que tu as des relations sexuelles, et ce, même si tu es dans une relation monogame. Connaître les risques associés à la monogamie et à la monogamie répétitive.

Bien se renseigner sur les ITS et sur toute infection que tu pourrais avoir te permet non seulement de moins t’exposer aux risques, mais aussi de mettre ton ou ta partenaire à l’aise, de répondre aux questions et de dissiper les mythes, les préjugés et les idées fausses.

1Étude Léger Marketing sur les condoms, 2007

Évaluer le risque


Tu ne peux évaluer correctement le risque en te fondant uniquement sur ce que tu crois savoir. Pour tout connaître sur les ITS, sur les risques et sur les façons de se protéger, consulte la section Suis-je à risque?

Tu dois en parler


Il peut être difficile de discuter des ITS, mais il est pire de ne pas en parler. Adopte une stratégie sur la façon de le faire. Ce sera plus facile, et tu te sentiras mieux.

Bien sûr, tu ne tiens pas à aborder votre santé sexuelle dans le feu de l’action, mais faire savoir à l’autre que tu t’en soucies et que tu veux jouer de prudence est une chose positive et tout à fait naturelle. Ne te retiens pas par crainte d’être jugé.

Il suffit d’une relation non protégée pour contracter une infection. Révéler une ITS ou insister pour utiliser un condom ne rend pas ta vie sexuelle douteuse. Parle ouvertement de tes expériences passées et attends la même chose en retour. D’ailleurs, si l’autre personne te juge sous prétexte que tu as été honnête et que tu te soucies de votre protection, que fais-tu avec elle ?

À moins que l’autre personne et toi n’ayez jamais embrassé quelqu’un ou n’ayez jamais été en présence d’une personne nue de la taille aux pieds, vous êtes à risque. Eh oui, c’est le cas pour la plupart d’entre nous.

Passer des examens médicaux et utiliser des condoms est le meilleur moyen de te protéger. Ne pars pas du principe que l’autre personne n’a pas d’ITS sous prétexte que vous êtes ensemble depuis longtemps. Elle peut être infectée et l’ignorer. Dans le cas de certaines ITS, les symptômes sont minimes ou totalement absents, tandis que pour d’autres, comme le VIH, il peut s’écouler jusqu’à quinze ans avant que les symptômes apparaissent. Certaines ITS, comme le VPH et l’herpès, peuvent être transmises par contact cutané des zones non couvertes par le condom.

En l’absence de traitement, les ITS peuvent avoir des conséquences à long terme, surtout chez les femmes. De plus, le VIH peut te tuer. Fort heureusement, de nombreuses ITS sont faciles à traiter et à maîtriser, et plusieurs peuvent être guéries si elles sont prises à temps. Il existe aujourd’hui des vaccins qui peuvent prévenir certaines ITS, comme l’hépatite B et certaines souches de VPH (virus du papillome humain).

Les condoms constituent la meilleure protection contre les ITS mais, encore une fois, aucun ne procure une protection à 100 %. Tu dois en parler ouvertement et prendre des décisions éclairées. Cela permettra non seulement de te protéger, mais aussi d’établir une confiance mutuelle.

Comment aborder le sujet


Tu veux discuter des ITS avec l’autre personne, mais tu te demandes comment faire? Il y a des façons de rendre la conversation moins embarrassante.

Parler des ITS est plus facile à dire qu’à faire. Pense à ce que tu vas dire et écris-le. Entraîne-toi devant un miroir. Tu voudras en parler en toute intimité, là où vous vous sentirez tous les deux à votre aise. N’en parle pas après une dispute; choisis un moment où vous êtes tous les deux positifs et à l’écoute l’un de l’autre.

Pour parler des ITS :

  • Ne réagis pas aux commentaires négatifs en étant sur la défensive ou en colère. Explique à l’autre personne que vous n’êtes pas là pour juger, mais pour veiller à votre santé sexuelle.
  • Prends ton temps. Tu voudras sans doute bombarder l’autre personne de renseignements pour en finir avec cette discussion. Donne-lui plutôt la possibilité de digérer le tout.
  • Si tu révèles à l’autre personne que tu as une ITS, ne t’attends pas à la voir bondir de joie ni à te remercier de ton honnêteté. Sa réaction immédiate pourrait être la peur ou la colère, ce qui est tout naturel. Ne te mets pas en colère à ton tour. En faisant preuve de compréhension, en restant calme et en accordant un peu de temps à l’autre, tu pourras poursuivre la discussion.
  • Fais une recherche à l’avance. Entame la conversation en suggérant à l’autre personne des livres, des articles ou des ressources en ligne qu’elle pourra consulter une fois seule.

Il peut être difficile de révéler une ITS. Essaie :
« Je sens que notre relation devient sérieuse et, parce que je tiens beaucoup à toi, il est important que tu saches… »

« Je tiens à m’assurer que nous avons une relation ouverte et honnête. J’espère que tu éprouves la même chose, et sache que je te parle de ça parce que je me soucie de toi. J’ai découvert il y a quelque temps que mon ex m’a transmis (nom de l’ITS en question) et je ne veux pas te transmettre cette infection à mon tour…»

Si vous souhaitez passer un examen médical ensemble, vous pouvez lui dire :

« Je tiens vraiment à toi et ça signifierait beaucoup pour moi si nous pouvions aller de l’avant et savoir quels sont nos risques. Que dirais-tu d’aller ensemble faire des tests de dépistage? »

En savoir plus sur les tests de dépistage

Négocier l’utilisation d’un condom


Lorsque tu utilises des condoms, tu peux faire certaines choses pour faciliter le processus.

Même si vous en avez déjà parlé ensemble, il peut être malgré tout embarrassant de s’arrêter dans le feu de l’action pour mettre un condom. Voici quelques suggestions pour faciliter la chose :

  • Assure-toi d’avoir des condoms à portée de la main. En avoir sous la main facilite leur utilisation sans gâcher le moment présent.
  • Aie tes propres condoms. Selon une enquête menée sur les condoms1, de nombreuses femmes disent que, puisqu’elles se chargent de la contraception, il revient à leur partenaire d’acheter les condoms. Il est important de partager les responsabilités en matière de santé sexuelle. Mais en te reposant sur lui, tu mets ta santé sexuelle entre ses mains. Avoir tes propres condoms signifie que tu ne seras jamais prise au dépourvu, même si lui l’est.
  • L’amener à mettre le condom. Il sait comment faire et il sera moins maladroit.
  • Assure-toi que le condom a été mis correctement. Cette étape est souvent négligée, car ni l’un ni l’autre ne veut gâcher le moment présent en s’arrêtant pour vérifier.
  • Assure-toi qu’il reste bien en place. Vérifie de temps à autre pendant la relation que le condom n’a pas glissé ou qu’il n’est pas déchiré.
  • Enfin, si tu te fixes comme règle absolue que tu n’auras pas de relations sexuelles non protégées, il sera plus facile de ne pas céder ou de mettre les choses au clair dans le feu de l’action. Au besoin, accroche un panneau au-dessus de ton lit, à la manière des grands restaurants : « Pas de veston, pas de service ».

Voici quelques excuses que tu pourrais entendre et de bonnes réponses à donner :

« Ne t’en fais pas, je n’ai absolument rien! »

« Tant mieux, je n’ai probablement rien non plus. De nombreuses personnes ignorent qu’elles ont une ITS. C’est pourquoi j’utilise des condoms. Comme ça, je n’ai à me soucier de rien sinon d’avoir du bon temps. »

« Je t’aime! Il n’y a que toi et moi maintenant. Je ne veux pas que quoi que ce soit s’interpose entre nous. »

« J’éprouve la même chose. Je me sens si près quand nous faisons l’amour, c’est formidable! Être un couple, c’est prendre soin l’un de l’autre et, pour moi, ça signifie utiliser des condoms. Je me sens bien présentement. Ne gâchons pas ça et tenons-nous en aux condoms. »

« On dirait que tu ne me fais pas confiance. »

« Ce n’est pas une question de confiance. Je veux me sentir détendu et protégé quand nous faisons l’amour. J’ai l’habitude d’utiliser des condoms et je ne veux pas arrêter. »

« Les condoms enlèvent tout le plaisir. Ce n’est pas aussi bon. »

« Ne t’en fais pas, nous allons passer un bon moment. Je vais te donner du plaisir. »

« Les condoms cassent l’ambiance. »

« Pas pour moi. Je me sens détendu lorsque j’utilise des condoms. Ça me met dans l’ambiance et, quand j’y suis, c’est meilleur pour nous deux. »

« Dès que je mets un de ces trucs, je perds tous mes moyens. »

« Laisse-moi d’abord utiliser du lubrifiant… Je vais te faire du bien et te faire avoir une érection. Nous pouvons essayer différents condoms et différentes positions pour voir ce que nous préférons. »

Conseil : Si tu crains de perdre ton érection, ne mets pas le condom en étant allongé sur le dos, car le pénis sera moins irrigué par le sang. Mets le condom en te tenant à genoux ou debout. Si tu veux avoir d’autres conseils pour t’aider à négocier l’utilisation d’un condom, clique ici.

1Étude Léger Marketing sur les condoms, 2007

Avoir des relations sexuelles

Ce que tu peux faire


L’expression « relation sexuelle » englobe diverses activités. Connaître les bases vous permettra à tous les deux d’y voir plus clair.

Les expériences sexuelles ne sont limitées, à bien des égards, que par notre imagination. Il est toutefois utile d’avoir quelques notions de base. Voici certains actes sexuels parmi les plus courants.

  • La masturbation. Contrairement à la croyance populaire, la masturbation n’a pas à être pratiquée en solitaire. Se masturber devant l’autre personne ou se masturber mutuellement peut être formidable. C’est un excellent moyen d’obtenir une démonstration pratique de la façon dont l’autre personne aime être touchée et, en prime, c’est sécuritaire. Bien sûr, il est aussi très agréable de se masturber seul. C’est un excellent moyen de connaître ton corps et de découvrir ce qui t’excite et ce qui ne te fait aucun effet.
  • La stimulation manuelle. Cette activité englobe tout, du massage aux caresses; tu stimules, à l’aide de tes mains, les parties génitales de ton ou de ta partenaire, l’amenant éventuellement à l’orgasme.
  • La stimulation orale. Désigne le fait d’utiliser ta langue et ta bouche sur les seins ou les parties génitales de ton ou de ta partenaire. La stimulation des parties génitales de la femme au moyen de la bouche est appelée le cunnilingus ou sexe oral, tandis que la stimulation des parties génitales de l’homme au moyen de la bouche est appelée la fellation ou le sexe oral. La stimulation de l’anus au moyen de la bouche porte le nom d’anulingus.
  • La pénétration vaginale. Pénétration du vagin à l’aide d’un doigt ou de plusieurs, du pénis (on parle alors de relation sexuelle), d’un godemiché, d’un vibrateur ou de tout autre objet de forme phallique.
  • La pénétration anale, aussi appelée le sexe anal. L’anus peut être pénétré avec les doigts, le pénis ou un godemiché (s’assurer que l’extrémité est évasée de sorte qu’il ne puisse disparaître dans le rectum), des perles anales ou une fiche anale (butt plug) (un godemiché spécialement conçu pour la pénétration anale).

Le désir


Le désir ne naît pas dans ton corps, mais bien dans ta tête. Une fois ton cerveau stimulé, le reste de ton corps suit.

Le terme « réponse sexuelle » nous fait généralement penser à la façon dont réagissent nos parties génitales lorsque nous devenons sexuellement excités. Mais, avant d’éprouver cette sensation, une personne doit vouloir avoir une relation sexuelle ou développer une relation plus intime avec son ou sa partenaire. C’est la phase « désir » de la réponse sexuelle. Sans un certain désir sexuel ou un désir d’intimité, il est peu probable de vivre une expérience sexuelle satisfaisante.

Qu’il s’agisse d’une relation occasionnelle ou d’une relation durable, il est important de comprendre que les deux partenaires n’éprouvent pas toujours exactement le même degré de désir sexuel, ce qui peut parfois être blessant. C’est une réalité à laquelle nous devons tous faire face et c’est pourquoi il est important de communiquer avec ton ou ta partenaire pour savoir ce que vous éprouvez l’un et l’autre.

L’excitation


L’expression « être excité » n’est pas une simple figure de style. À ce stade, ton corps présente véritablement des signes physiques d’excitation.

Le terme « excitation sexuelle » fait référence aux changements physiologiques qui se produisent, comprenant une augmentation du rythme cardiaque et de la tension artérielle, et une respiration plus rapide. Il se produit, tant chez les hommes que chez les femmes, une augmentation du flux sanguin dans les organes génitaux et, chez certaines personnes, un durcissement des mamelons. Certaines présentent aussi des rougeurs sur la poitrine, appelées rougeurs sexuelles.

L’excitation chez l’homme

Chez l’homme, le signe le plus évident de l’excitation physique est l’érection du pénis. Le cerveau envoie un signal jusque dans la partie inférieure de la moelle épinière, provoquant une détente musculaire et une dilatation artérielle, augmentant ainsi l’afflux sanguin dans les corps érectiles du pénis.

Les veines à l’intérieur du pénis étant comprimées par le gonflement des tissus environnants, le sang ne peut s’écouler à l’extérieur du pénis. Une fois le pénis en érection, un liquide clair (aussi appelé liquide pré-éjaculatoire) s’écoule de l’urètre.

Le pénis durcit peu à peu, au fur et à mesure que l’excitation augmente; son extrémité s’élargit et peut prendre une teinte plus foncée. Les testicules se rapprochent sensiblement du corps. L’homme est alors prêt à jouir et à éjaculer.

L’excitation chez la femme

Plusieurs choses se produisent chez la femme pendant la phase d’excitation. L’afflux sanguin augmente dans les organes génitaux, tandis que les muscles se détendent et que les artères se dilatent. La partie supérieure du vagin se dilate à son tour, tandis que le col et l’utérus s’élèvent.

Chez la femme, l’un des signes les plus évidents de l’excitation est la lubrification du vagin qui se produit lorsqu’un fluide s’écoule des parois vaginales. Le clitoris se gorge de sang et durcit, selon un processus très semblable à l’érection du pénis. Le clitoris sort de son capuchon et devient plus visible; il est alors extrêmement sensible au toucher. Certaines femmes préfèrent être caressées autour du clitoris plutôt que directement dessus.

Au fur et à mesure que l’excitation augmente, le tiers externe du vagin se resserre et l’ouverture devient plus étroite. Le clitoris se rétracte dans son capuchon et devient plus petit. Le degré d’excitation de la femme ne diminue pas avec la rétraction du clitoris; à ce stade, c’est en fait le signe que la femme est sur le point d’avoir un orgasme.

L’orgasme


Ce que l’on éprouve en ayant un orgasme est difficile à déterminer, mais nous pouvons, en revanche, assez bien expliquer la physiologie de l’orgasme.

Un orgasme procure une sensation de plaisir intense qui constitue l’apogée de la réponse sexuelle, suivie d’un sentiment de libération.

L’orgasme chez l’homme

Chez l’homme, l’orgasme comporte deux phases. Dans la première, du liquide séminal s’écoule dans le bulbe urétral, situé à la base de l’urètre. L’homme sent alors qu’il est sur le point d’éjaculer. Puis, dans la deuxième phase, le bulbe urétral et les muscles pelviens subissent une série de contractions qui éjectent le sperme hors du pénis. L’orgasme masculin consiste généralement en une série de cinq à huit contractions, les deux premières étant plus violentes et plus rapprochées (à environ 0,8 secondes d’intervalle), suivies d’autres plus faibles et plus éloignées. Généralement, plus les contractions sont fortes, plus l’orgasme est intense.

Chez certains hommes, le corps et les muscles se tendent au début de l’orgasme, et de faibles spasmes musculaires peuvent envahir tout le corps. Lorsque les contractions s’arrêtent, le corps se détend tandis que la tension artérielle et le rythme cardiaque diminuent.

L’orgasme chez la femme

Chez la femme, l’orgasme consiste en une série de trois à quinze contractions des muscles qui entourent le canal vaginal. Les premières contractions, qui sont les plus violentes, se produisent généralement à 0,8 secondes d’intervalle; les contractions suivantes deviennent de plus en plus faibles et éloignées l’une de l’autre. Plus les contractions sont fortes, plus l’orgasme est intense. L’utérus et l’anus se contractent aussi au même rythme. Un orgasme procure une sensation intense qui irradie du clitoris jusque dans la région pelvienne.

Orgasme vaginal ou clitoridien?

Peut-être as-tu déjà entendu dire que la femme peut avoir deux types d’orgasmes : l’orgasme vaginal et l’orgasme clitoridien. Tu te dis sans doute que, dans un cas, c’est le vagin qui éprouve un orgasme, tandis que dans l’autre, c’est le clitoris qui réagit. Ce n’est pas tout à fait exact. Tous les orgasmes résultent de la contraction des muscles situés autour du vagin. La différence réside dans le fait que certains orgasmes sont avant tout provoqués par la stimulation du clitoris (ce qui est le cas de la plupart des orgasmes) alors que d’autres sont avant tout provoqués par la stimulation du vagin. Chez la plupart des femmes, une stimulation clitoridienne est essentielle pour éprouver un orgasme.

Orgasmes multiples


Le corps de l’homme et celui de la femme réagissent très différemment après un orgasme. L’homme ne peut avoir qu’un seul orgasme avant de recommencer à nouveau, mais la femme peut continuer de jouir.

Tu as peut-être entendu dire que certaines femmes ont des orgasmes multiples. Les hommes ont généralement ce qu’on appelle une période réfractaire après un orgasme, pendant laquelle leur corps revient à la normale, et ils doivent entièrement recommencer le cycle de réponse sexuelle avant d’avoir un nouvel orgasme.

Les femmes, en revanche, n’ont pas nécessairement besoin de s’accorder une période réfractaire avant d’avoir un autre orgasme. Ainsi, avec une stimulation sexuelle continue (le plus souvent du clitoris), une femme peut avoir un nouvel orgasme quelques secondes ou quelques minutes après le premier.

Certaines femmes ont des orgasmes multiples et d’autres pas. Certaines ne veulent pas plus d’un orgasme. Les orgasmes multiples sont très bien si tu les apprécies, mais ils ne sont pas essentiels à une expérience sexuelle agréable.

Problèmes courants d’ordre sexuel

Chez la femme – Le manque de désir


Tu pourrais ne pas vouloir avoir de relations sexuelles pour de nombreuses raisons. Comprendre ces raisons t’aidera à résoudre le problème.

De nombreuses choses peuvent influer sur la réponse sexuelle d’une femme, celles-ci allant des pressions et stress quotidiens à plusieurs autres facteurs, comprenant :

  • Les problèmes relationnels. Si tu n’es pas heureuse avec ton partenaire ou dans ta relation, il n’est pas étonnant que l’idée d’une relation sexuelle ne te rende pas enthousiaste. Les gens pensent parfois que les relations sexuelles permettent d’améliorer une relation boiteuse, mais l’effet inverse se produit plus souvent qu’autrement. L’analyse fructueuse des causes à l’origine des problèmes au sein du couple pourrait rallumer le désir sexuel.
  • Les croyances personnelles. Certaines femmes pensent que le sexe va à l’encontre de leurs croyances personnelles et elles peuvent se sentir coupables de leur désir.
  • Les raisons d’ordre physique. Beaucoup de femmes trouvent que leur désir sexuel varie considérablement pendant leur cycle menstruel. Les médicaments, en particulier les antidépresseurs, peuvent aussi avoir un effet sur ton désir d’activité sexuelle. Si tu crois qu’un médicament que tu prends a ce genre d’effet sur toi, demande à ton médecin de te prescrire un autre médicament sans effet secondaire d’ordre sexuel ou d’ajuster la dose prescrite. Ne cesse jamais de prendre un médicament prescrit sans en parler d’abord avec ton médecin.
  • Violence ou agression sexuelle. Certaines personnes ont été victimes de violence ou d’agression sexuelle, ce qui peut naturellement engendrer des sentiments négatifs à propos du sexe. Si tu as été victime de violence ou d’agression et si tu sens que cette situation affecte ta vie sexuelle, peut-être devrais-tu en discuter avec un conseiller ou un thérapeute en santé sexuelle.

Nous sommes toutes différentes. Certaines femmes se masturbent tous les jours, d’autres une fois par mois, et d’autres encore ne le font jamais. Il n’existe aucune norme quant à la fréquence à laquelle une personne normale devrait éprouver un désir sexuel. L’important est que tu te sentes bien avec ton propre degré de désir.

Si tu crois que quelque chose est peut-être à l’origine de ton manque de désir ou si tu n’es pas à l’aise avec le degré de désir que tu éprouves, parles-en à ton médecin ou à ton gynécologue.

Chez la femme – Difficultés à avoir un orgasme


Avoir du mal à atteindre l’orgasme est un problème courant chez de nombreuses femmes. N’abandonne pas. Tu peux faire plusieurs choses pour mieux comprendre comment réagit ton corps.

Il n’est pas inhabituel chez les femmes, en particulier chez les plus jeunes femmes qui ont moins d’expérience en matière de sexualité et de relations, de ne pas jouir lorsqu’elles ont une relation sexuelle avec leur partenaire.

Il arrive souvent que la femme ait un orgasme lorsqu’elle se masturbe seule, mais pas lorsqu’elle est avec son partenaire, surtout au début d’une nouvelle relation. Si c’est ton cas, ne t’inquiète pas. Lorsque tu te sentiras plus à l’aise avec ton partenaire et que tu pourras lui dire ce que tu aimes, il devrait être plus facile pour toi d’avoir un orgasme. N’hésite pas à lui dire ce que tu veux; il sera généralement heureux de l’apprendre.

Si tu n’es pas sûre de ce qui te plaît, fais-en l’expérience en te caressant pour voir ce qui te fait jouir. Puis, montre à ton partenaire comment te caresser. Cherche des livres à ta librairie sur la sexualité et sur la façon de donner du plaisir ou va dans une boutique qui vend des vibrateurs. Certaines femmes trouvent qu’il est plus facile d’avoir un orgasme en utilisant un vibrateur.

Parfois, les partenaires dans une relation hétérosexuelle pensent qu’il suffit à la femme d’avoir une relation sexuelle pour avoir un orgasme. Ça ne fonctionne généralement pas de cette façon; la plupart des femmes doivent en effet avoir une stimulation directe du clitoris pour avoir un orgasme. Parles-en à ton partenaire. N’oublie pas qu’il n’est pas essentiel que tu jouisses chaque fois que tu as une relation sexuelle. De nombreuses femmes jouissent de temps à autre, mais pas chaque fois, et les deux partenaires s’en contentent.

Si tu constates que rien ne fonctionne et qu’il est très difficile pour toi d’avoir un orgasme, parles-en avec ton médecin ou avec ton gynécologue. Les gynécologues sont des spécialistes de l’appareil génital féminin et ils sont qualifiés pour parler de la sexualité et des problèmes de réponse sexuelle avec leurs patientes. Il est tout à fait naturel de poser des questions sur les problèmes de réponse sexuelle, et ton gynécologue pourra certainement t’aider. Si tu ne vois pas régulièrement un gynécologue, demande à ton médecin de t’en recommander un.

Chez la femme – Pénétration douloureuse


Si tu ressens une douleur pendant les relations sexuelles ou une douleur persistante au niveau des organes génitaux, ne l’ignore pas. Cette douleur pourrait être causée par quelque chose que tu fais ou que tu ne fais pas, ce que tu dois tenter de découvrir.

Certaines femmes éprouvent une douleur dans la région génitale pendant l’acte sexuel. Il peut y avoir plusieurs raisons à cela, dont :

  • Un manque de lubrification du vagin ou du clitoris. Cela arrive parfois lorsque les choses vont trop vite et que la femme n’est pas encore suffisamment excitée pour que son vagin soit lubrifié. Il faut ralentir la cadence. Chez la plupart des femmes, l’excitation sexuelle ne vient pas en quelques secondes comme chez certains hommes. N’hésite pas à faire l’essai d’un lubrifiant, que tu peux acheter en pharmacie dans l’allée des condoms. L’utilisation d’un lubrifiant rend souvent la pénétration vaginale plus agréable. Suis bien le mode d’emploi et assure-toi que le produit soit compatible avec ton condom.
  • Des mouvements trop rudes. Ton partenaire peut parfois être trop empressé et enfoncer son pénis trop rapidement ou trop brusquement dans ton vagin, ou frotter ton clitoris trop durement. N’hésite pas à lui demander de ralentir et d’être plus doux. La plupart des partenaires sont heureux d’apprendre comment donner du plaisir.
  • Le vaginisme. Le vaginisme est un autre type de douleur que les femmes peuvent éprouver. Cela se produit lorsque les muscles pelviens se contractent et causent un rétrécissement réflexe du tiers externe du vagin dès que quelque chose y est inséré (un pénis, un doigt ou un tampon). Le rétrécissement vaginal est un spasme réflexe que la femme ne peut généralement pas contrôler. Si tu penses souffrir de vaginisme, tu devrais consulter un gynécologue.
  • L’allergie au latex. Certaines personnes développent une allergie au latex, y compris aux condoms en latex, qui provoque des démangeaisons, des douleurs ou un inconfort au niveau des parties génitales. Change les condoms en latex pour des condoms en polyuréthane. Tu trouveras des condoms en polyuréthane dans la même section du magasin où sont offerts les condoms en latex.

Si tu ressens un malaise quelconque dans la région génitale, que tu aies des relations sexuelles ou non, tu devrais consulter un médecin. La douleur peut parfois être causée par une infection transmise sexuellement, par une infection aux levures ou par tout autre chose. Découvrir la cause de la douleur te permettra de la traiter.

Chez l’homme – Troubles érectiles


Parfois, l’astuce pour obtenir et maintenir une érection n’est qu’une question de concentration, mais parfois, il faut faire plus pour résoudre le problème.

Ne pas obtenir une érection quand on le veut arrive tôt ou tard à tout homme, quel que soit son âge et peu importe ce que nous montrent les films pornos.

Les sexologues emploient le terme « spectatoring », lequel désigne le fait de surveiller sa propre réponse sexuelle si étroitement que ça aggrave la situation plutôt que de l’améliorer. Si tu te concentres constamment sur la dureté de ton pénis, tu n’es pas très enclin à profiter de l’expérience avec ta ou ton partenaire, ce qui ne facilite pas l’érection. Certains hommes découvrent que, lorsqu’ils cessent de penser à leur érection, ils en obtiennent une. Concentre-toi sur ta ou ton partenaire, pas sur ton pénis.

Si tu entres en érection lorsque tu te masturbes seul et si tu éprouves des difficultés à en avoir une en présence d’une ou d’un partenaire, c’est un indice que le problème pourrait être d’ordre nerveux. De nombreux hommes sont quelque peu anxieux ou nerveux à l’idée d’avoir une relation sexuelle, surtout avec une ou un nouveau partenaire, et, par conséquent, l’érection ne se produit pas. Plus tu te sentiras à l’aise avec l’autre, plus les érections viendront facilement. Concentre-toi sur les baisers et sur les caresses que tu lui fais, y compris sur le sexe oral. Tu pourrais être si absorbé et excité de lui donner du plaisir que tu ne remarqueras même pas que tu es en érection.

La consommation excessive d’alcool et le tabagisme n’aident pas non plus. Si tu éprouves des problèmes et si tu as l’habitude de beaucoup boire et de fumer avant, essaie de te limiter à un verre tout au plus et laisse tomber les cigarettes.

Si tes problèmes érectiles t’inquiètent, parles-en à un médecin. Ne pas réussir à avoir une érection peut, dans certains cas, être un symptôme d’une condition médicale sous-jacente. Beaucoup d’hommes parlent de leurs problèmes érectiles avec leur médecin; il n’y a pas de quoi se sentir nerveux.

Chez l’homme – Jouir trop vite


Jouir trop vite est un problème auquel de nombreux hommes font face à un moment ou à un autre. La bonne nouvelle, c’est que, une fois passé l’embarras, il y a plusieurs choses que tu peux faire.

Avoir un orgasme et éjaculer plus vite que tu ne le voudrais (on parle d’éjaculation précoce lorsque le problème persiste) est un problème très courant, surtout chez les jeunes hommes.

De nombreux hommes ont des attentes irréalistes quant à la durée que devraient avoir les relations sexuelles. Beaucoup éjaculent dans les quatre à huit minutes, voire plus tôt, après la pénétration. C’est généralement l’homme qui pense éjaculer trop vite, et non sa partenaire. Pose la question à ta partenaire; sa réponse pourrait te rassurer.

Si tu sens que tu vas jouir trop vite et si tu t’inquiètes de ne pas satisfaire ta partenaire, concentre-toi sur son plaisir en caressant son clitoris avec ta main ou ta bouche pour qu’elle atteigne l’orgasme avant que tu la pénètres. Il ne sera alors plus aussi important que tu maintiennes ton érection aussi longtemps.

Tu peux aussi essayer de nouvelles positions. Certains hommes découvrent qu’ils jouissent moins rapidement lorsque leur partenaire est sur eux.

Apprends à reconnaître quand tu es sur le point d’atteindre l’orgasme et ralentis ou arrête jusqu’à ce que la sensation disparaisse, puis recommence. La plupart des partenaires ne verront pas d’inconvénient à se reposer une minute. Lorsque tu sens que tu es sur le point de jouir, tu peux aussi contracter tes muscles pelviens (exercice de Kegel) comme si tu essayais d’éviter d’uriner. Renforcer tes muscles pelviens peut t’aider à exercer un certain contrôle. Pour que cette technique soit efficace, tu dois t’entraîner lorsque tu te masturbes seul, mais il faudra du temps. La plupart des hommes ne jouissent plus aussi rapidement en vieillissant; la situation s’améliore donc parfois avec le temps.

Si tu jouis encore trop vite après une érection ou immédiatement après une stimulation sexuelle, quelle qu’elle soit, et si tu sens qu’il n’y a rien que tu puisses faire pour retarder l’éjaculation, parles-en à un médecin. Beaucoup d’hommes qui ont de graves problèmes sont malheureusement trop gênés pour demander de l’aide.