Demeurer en santé

Vis sainement ta sexualité

L’exercice et la nutrition


Prendre soin de ta santé peut grandement contribuer à ton bien-être sexuel.

Une activité sexuelle est en soi un processus biophysique. Alors que tes organes génitaux ressentent l’excitation, le flux sanguin augmente dans ces parties de ton corps, ton cœur et ta pression sanguine augmentent également.

En d’autres mots, ton système cardiovasculaire est sollicité lors d’un stimulus sexuel. Différents éléments biologiques peuvent affecter ton fonctionnement sexuel comme le taux d’hormone circulant dans ton organisme. Une chose que tu peux facilement réaliser pour être sexuellement en forme, c’est d’être en bonne forme physique. Faire de l’exercice et bien se nourrir contribue à ta santé cardiovasculaire et sexuelle.

L’allure corporelle

Ne crois pas que les mannequins ont une meilleure vie sexuelle. L’allure virile ou la beauté ne sont pas synonymes d’épanouissement sexuel. Cesse de te faire des idées et commence à faire tes propres expériences.

Il va sans dire que le monde des médias et de la publicité met beaucoup l’accent sur l’apparence physique et sur le fait qu’être désirable rime avec silhouette ou avec d’autres caractéristiques physiques. Tu finis par croire que tu dois avoir l’air d’un mannequin pour être désirable et avoir une vie sexuelle.

Nous savons pour la plupart que ceci est insensé. En fait, 99 % d’entre nous n’ont pas l’air d’un mannequin. Nous pouvons tous être désirables et avoir une sexualité et des relations tout à fait géniales.

Penses-y un instant : est-ce que toutes les personnes qui t’ont attiré avaient l’allure d’un mannequin ? Probablement pas. Ce qui prouve qu’on ne doit pas se fier à Hollywood pour savoir si on est séduisant.

Avoir des relations sexuelles agréables n’a rien à voir avec ton allure. Une relation sexuelle agréable, c’est quand deux personnes éprouvent un désir mutuel et entretiennent des rapports harmonieux. Nous manquons tous de confiance vis-à-vis notre corps, y compris ton partenaire.

C’est plus facile à dire qu’à faire diras-tu, mais si les deux partenaires sont à l’aise avec leur corps, cela peut aider à se concentrer sur ce qui compte vraiment – profiter du moment, donner et recevoir du plaisir sans s’inquiéter de savoir si on a le physique idéal ; personne n’est parfait.

Révéler son corps à une nouvelle personne peut être intimidant au départ, mais avec le temps, on apprend à se connaître et on se sent plus à l’aise ; cela rend les relations sexuelles plus agréables, de même que l’expérience qui en découle dans son ensemble.

L’alcool et les drogues

Faire des choses dommageables pour ton corps, comme boire de l’alcool, fumer et prendre de la drogue, finit par avoir un effet négatif sur ta sexualité.

D’une façon ou d’une autre, l’alcool, le tabac et la drogue occasionnelle ont été associés à la sexualité, souvent d’une façon positivement trompeuse.

Plusieurs personnes trouvent que prendre un verre peut les aider à se détendre. Boire plus qu’un verre d’alcool a un effet négatif sur ta sexualité et plus tu bois, plus l’effet sera fera sentir.

L’alcool est un dépresseur du système nerveux central. Il ralentit le fonctionnement du cerveau, la respiration et la circulation. Boire trop d’alcool peut réduire la lubrification du vagin chez la femme et réduire chez l’homme sa capacité de maintenir une érection ferme. Être ivre diminue chez l’homme, tout autant que chez la femme, la possibilité d’avoir un orgasme.

Certaines personnes croient que les drogues comme la méthamphétamine (crystal meth), la cocaïne ou le crack peuvent augmenter le désir sexuel ou l’intensité du plaisir. La vérité ? Selon des études médicales, consommer ces drogues augmentera, au fil du temps, les risques de problèmes sexuels comme un manque de désir, une dysfonction érectile ou de la difficulté à atteindre l’orgasme.1

Alors que la consommation de petites quantités de marijuana ne semble pas avoir d’effet négatif à court terme sur les fonctions sexuelles, une forte consommation ou une consommation chronique peut affecter ces fonctions ainsi que la santé en général. À long terme, les études démontrent que l’usage de la marijuana peut nuire à la fertilité.

Fumer des cigarettes peut également avoir un effet négatif sur les fonctions sexuelles. La phase d’excitation sexuelle (érection du pénis et gonflement du clitoris) demande une augmentation du flux sanguin vers les parties génitales. Fumer réduit l’efficacité de la circulation sanguine dans le corps, y compris dans les parties génitales. Des études ont démontré que les fumeurs sont plus enclins à développer des problèmes de dysfonction érectile.

En conclusion, rester en santé, c’est bon pour ta santé sexuelle. Trop boire, consommer des drogues et fumer des cigarettes réduisent, au fil du temps, la capacité de ton corps à réagir sexuellement. Fais les bons choix, ton corps te récompensera ; tu seras généralement en bonne santé et tu auras une vie sexuelle plus épanouie.

Consulte toujours un professionnel de la santé si tu crois avoir des problèmes de dépendance à l’alcool ou aux drogues.

1McKay, A, (2005). Sexuality and Substance Use: The Impact of Tobacco, Alcohol, and Selected Recreational Drugs on Sexual

La monogamie et les ITS

Suis-je quand même à risque ?

Si tu as une relation exclusive, tu peux penser que tu ne cours plus de risque de contracter une ITS. Mais ça prend plus qu’une solide relation pour être protégé contre les ITS.

« Je n’ai qu’un ou une partenaire sexuel. Je suis monogame, je n’ai pas besoin de m’en faire avec les ITS. »

Tu as peut-être entendu des amis parler comment ça ou tu l’as peut-être pensé. Jusqu’à quel point cela est vrai ? À en juger par leurs comportements, plusieurs personnes pensent qu’une relation monogame les protège automatiquement contre les ITS.

Combien de personnes connais-tu qui ont arrêté d’utiliser des condoms parce qu’ils étaient avec une personne en qui ils avaient confiance ? Une personne pourrait avoir contracté une ITS des mois ou même des années avant de t’avoir rencontré sans démontrer aucun symptôme et pouvoir encore te transmettre une ITS. Ça arrive tout le temps. Voilà pourquoi avoir une relation stable n’est pas nécessairement synonyme de protection.

Si tout le monde sur la Terre avait un seul partenaire sexuel au cours de leur vie, il y aurait bien moins d’ITS. Mais ce n’est pas la réalité.

Qu’est-ce que la monogamie répétitive ?


Si tu as aujourd’hui une relation monogame, c’est que tu as probablement eu une relation monogame dans le passé. Et il y a de bonnes chances que tu sois encore plus monogame à l’avenir. C’est ce qu’on appelle la monogamie répétitive.

Une relation monogame, peu protégée, plus une autre relation monogame égale un risque élevé de contracter une ITS. C’est ainsi que les personnes qui se perçoivent comme sexuellement stables finissent par adopter des comportements risqués.

Quand on a des relations monogames, on ne pense pas qu’elles vont se terminer un jour. Mais, ça finit par arriver. Plusieurs d’entre nous ont eu une série de relations monogames au fil des ans, d’où le terme monogamie répétitive.

Bien que tu sois monogame, combien de relations as-tu eues au cours des deux dernières années ? Les cinq dernières ? Et les dix dernières ? Il n’y a rien de mal à avoir plus d’une relation, pourvu que tu te protèges.

Monogamie répétitive + relation non protégée = risque élevé d’ITS.

Léo a eu des relations sexuelles avec différentes personnes et n’a jamais adopté des pratiques sexuelles sûres.

Alex a eu seulement un partenaire sexuel à la fois, mais elle a eu trois relations monogames récemment et elle a utilisé un moyen de contraception oral à chaque fois.

Est-ce qu’Alex court moins de risque de contracter une ITS parce qu’elle a eu des relations monogames ? La réponse est non !

Tous deux ont eu des relations sexuelles non protégées avec trois partenaires différents, ce qui fait qu’il y a un risque élevé de contracter une ITS. Les gens comme Alex arrêtent bien souvent d’utiliser des condoms et prennent la pilule, pensant ainsi être protégés. Et surprise, ils contractent une ITS.

Monogamie répétitive + usage de condoms = faible risque d’ITS

Léo et Alex peuvent grandement réduire le risque de contracter une ITS en utilisant chaque fois un condom. C’est évident pour Léo qui a eu régulièrement des relations sexuelles avec trois personnes différentes. Dans le cas d’Alex, c’est un peu moins évident, mais Alex a quand même eu des relations monogames avec plusieurs personnes.

Utiliser des condoms dans une relation monogame est sage. Continuer d’utiliser des condoms ne veut pas dire que tu penses que l’autre te trompe. Qu’est-ce qui se passe quand cet autre partenaire a une ITS sans symptôme et ne sait pas qu’il ou elle en a une ? Dans ce cas-là, les deux partenaires seront tout aussi surpris l’un que l’autre quand des symptômes ou des complications apparaîtront chez l’un des deux. Les condoms peuvent prévenir une telle situation.